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Winnie-the-Pooh made its debut on February 3, 1924 and was inspired by the beloved teddy bear of A.A. Milne’s four-year-old son, Christopher Robin. His original bear, named Edward and eventually renamed to Winnie-the-Pooh, survives and now lives at the New York Public Library. Pictured above, Edward Bear with his friends – Piglet, Tigger, Eeyore and Kanga – in the NYPL collection. 

Celebrate Pooh’s birthday with this rare and wonderful recording of Milne reading from his classic

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Parce que le mot « impur » signifie d’abord « qui contient une force qui nous dépasse » et « purifier », c’est rendre à son usage normal, c’est permettre à nouveau de toucher, de s’approcher de l’objet qui a contenu une force sacrée qui nous dépassait.

L’objet… ou la personne. Une femme qui donne la vie est impure au sens où elle vient de contenir la force la plus sacrée qui soit, elle est intouchable au BEAU sens du terme.

Et mesdemoiselles et mesdames, dans la loi juive, si vous êtes en âge de donner la vie, vous êtes impure chaque mois quelques jours. Ça n’a rien de SALE, quelle horreur ! C’est extrêmement BEAU au contraire ! Et c’est ce que dit l’ancienne loi que nous avons complètement oubliée.

Aux hommes, on demandait de ne pas toucher une femme pendant ces quelques jours. Parce qu’elle contient une force sacrée, divine.

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"Si belle impureté", une homélie décapante de l’Abbé Vincent Lafargue sur la Présentation au Temple et l’impureté du sang dans la Bible.

"Lors d’une de ses premières sorties, après qu’on lui eut enlevé bandages et tubes, elle était allée se promener sur la plage et était tombée sur deux cailloux blancs, l’un à côté de l’autre, ballottés par une vague, et elle s’était penchée pour les ramasser et les avait mis dans sa bouche.
Elle avait ensuite continué sa promenade tout en gardant ces doux cailloux entre son palais et sa langue. Ils la rassuraient. Ils avaient le goût de rouille, comme l’eau du lac, mais aussi comme le sang. Et elle aimait la manière dont leur froide atonie paraissait se réchauffer et s’adoucir tandis qu’elle les suçotait. Au bout d’un moment, Holly avait coincé les cailloux l’un à côté de l’autre sous sa langue.
C’étaient ses ovaires, elle eut cette pensée qui tenait à la fois de la folie et d’une forme de certitude. C’étaient ses ovaires qui lui étaient revenus ! Ses ovaires avaient échoué ici depuis l’endroit, quel qu’il soit, où le chirurgien les avait jetés après les lui avoir arrachés. Et maintenant ils étaient de retour à l’intérieur de sa chair douce. (…) Finalement, pensa-t-elle, elle pourrait les avaler et ils reprendraient vie en elle. Des vaisseaux sanguins leur pousseraient, ils s’ancreraient en elle, libres de toute maladie.
Elle était encore affaiblie par ses opérations, Holly le savait, ce jour-là. C’était certainement la raison de telles pensées. (…) Elle ne se sentait pas dans son état normal. Après avoir recraché les cailloux, elle eut un haut-le-coeur puis vomit sur le sable."

— Extrait du roman “Esprit d’hiver” de Laura Kasischke qui m’a beaucoup touchée et révèle bien sa manière de “donner une âme” aux objets.

Reposez en paix Abbé Bourdet

Intention de prière pour l’Abbé Bourdet dont les obsèques sont demain matin.

J’ai travaillé un an avec lui, il était toujours ok pour les obsèques aux horaires pas possibles, quand ça n’arrangeait personne. Il était parfois un peu pénible mais ne méprisait jamais les secrétaires, il me serrait la main en m’appelant “ma fille” avec un clin d’oeil.

Il ne chantait que rarement juste… mais toujours plus fort que l’animateur mais on était quand même souvent soulagés que ce soit lui qui célèbre (vis ma vie de paroissienne de curés en soutane).

C’est lui qui a célébré la première messe d’anniversaire d’Antoine à Avignonet, c’est lui qui célébrait lors de la veillée pascale 2013 et alors que mon fils courait partout a dit en rigolant pendant son sermon “Jésus a dit qu’il fallait être comme un petit enfant pour entrer dans le Royaume de Dieu, merci aux parents qui nous ont amené ce petit garçon ce soir de nous rappeler cette parole”.

La honte et la fierté en même temps, pour ça et le reste merci Monsieur l’Abbé.

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Le site évangélique de Bethesda invite au recueillement et à la prière. Chacun y est interpellé par la question de Jésus: “Veux-tu guérir ?”. A tous ceux et celles que la maladie, la lassitude ou les remords accablent, qui sont paralysés par les peurs ou les blessures intérieurs, il redit : “Lève-toi, prends ton grabat et marche !”.

Il est venu “non pour les bien-portants, mais pour les malades”, pour qu’ils trouvent près du Père pardon, paix et confiance. Il veut restaurer en eux la dignité d’enfants de Dieu.

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— Extrait de la brochure éditée par les Pères Blancs sur le site de la Basilique Sainte Anne et de la piscine de Bethesda à Jérusalem.

"Le don de sagesse est l’antidote à l’acédie. (…) Quand le dégoût vous prend et vous donne envie de fuir, une seule consigne : pas de panique ! S’en aller, recommencer ailleurs ce que l’on n’a pas achevé ici, est un leurre. Même si une voix siffle au fond de vous : « Tu t’es trompé, tu t’es trompée… », restez-là, que personne ne bouge ! Contre le dégoût et l’effet de serre intérieure, seule la saveur des choses divines que le don de sagesse active en nous peut donner du sel à la vie."

— Extrait des Sept Dons du Saint Esprit de Ludovic Lécuru

Juste un tombeau vide ?

"Le tombeau du Christ"

LE.

TOMBEAU.

DU.

CHRIST.

C’est ce que je me suis répété pendant un mois, quand mon voyage à Jérusalem, planifié depuis des mois avec le sentiment de rêver éveillée, est devenu finalement concret.

J’ai passé un mois à me dire que j’allais fouler la terre du Christ, voir le chemin parcouru avec la Croix, et Son tombeau quoi. Voir là où Il s’était incarné, moi qui depuis 15 ans que nous nous sommes rencontrés, vit “avec lui et sans lui”. J’allais “toucher” son tombeau, Il allait sûrement devenir plus concret pour moi.

Celui que de nos yeux nous avons vu… celui que de nos mains nous avons pu toucher… voilà Celui que nous vous annonçons.

(Hymne des JMJ de toronto - 2002)

Puis, bien m’en a pris, je me suis rappelé d’une série de documentaires réalisés pour le Jour du Seigneur lors de la Semaine Sainte l’année dernière. C’était l’inspiration divine à proprement parler car ils m’ont permis de me préparer correctement à visiter le Saint Sépulcre.

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Façade de l’église du Saint Sépulcre (source : Bibiweb)

Après avoir parcouru la Via Dolorosa, qui ne m’a pas spécialement convaincue d’ailleurs (mais nous en reparlerons), je suis donc entrée dans le Saint Sépulcre.

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(source : My visit palestine)

Grâce au documentaire, je savais ce que signifiait cette pierre devant moi et ce qu’il fallait faire. Il s’agit donc de la Pierre de l’Onction, soit là où a été déposé le corps du Christ après l’avoir descendu de la Croix. Mon guide papier s’est senti obligé de préciser que la pierre en place actuellement date de 1810 mais c’est bien ça évite que tu te fasses des films.

J’ai regardé dubitativement un homme devant moi prendre la pose pour qu’un autre le photographie en train de poser ses mains sur la Pierre de l’Onction. Comme la première photo était ratée, il a repris la pose à nouveau. Au final je n’ai pas eu l’impression qu’il ait vraiment prié du tout mais bon.

Je me suis approchée de la Pierre de l’Onction, je me suis agenouillée. Je n’ai pas osé poser mon front dessus, je me suis juste penchée, les mains sur le rebord. J’ai fermé les yeux, j’ai pensé au corps du Christ déposé après sa mort, j’ai remercié le Seigneur d’avoir fait ce sacrifice immense pour nous, pour moi, pour tous mes proches qui sont déjà auprès de Lui.

Malgré la foule qui entrait et sortait à quelques mètres, je me sentais isolée, il y avait une petite brise légère et je sentais l’odeur des vasques d’encens au-dessus de ma tête. Cette odeur a intensifié ma prière, elle m’a coupée des détails matériels qui m’entouraient, elle m’a élevée plus près de Lui.

Cette petite minute de prière a été extraordinaire. Rien qu’elle méritait déjà ce voyage foufou.

Ensuite, je me suis avisée que j’avais raté une étape. Le corps du Christ était mort et déposé. Mais je n’avais pas “assisté” à la crucifixion. En sortant mon guide, j’ai alors compris que je devais faire demi-tour (rien n’est indiqué dans l’église). J’ai fini par trouver l’escalier pour monter dans la chapelle de la Crucifixion. Le retable en argent a attiré immédiatement mon attention, pour lui j’ai fait une photo. Il était vraiment particulier, très intéressant. J’ai appris plus tard dans mon guide qu’il avait été offert par Ferninand de Médicis.

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Autel et retable de la Crucifixion (source : Signor Casaubon) - sous la vitre à gauche un morceau du rocher que l’on pense être celui appelé Golgotha où a été crucifié Jésus.

Dans la chapelle de la Crucifixion, je n’ai pas réussi à prier. Du tout. Déjà il y avait une longue file d’attente pour venir s’accroupir sous l’autel, sous Jésus. Les gens faisaient ça à la chaîne, la plupart prenait la pose pour qu’on les photographie, les autres embrassaient une icône. Je ne savais pas ce que c’était, je ne savais pas ce que ça devait représenter, je ne comprenais pourquoi je viendrais me placer sous Jésus, ça n’avait pas de sens pour moi. En observant les pèlerins autour de moi, j’ai avisé un moine orthodoxe. Il s’est avancé là où brûlaient des bougies votives. Il les a toutes soufflées d’un coup, les a ramassées et les a redéposées dans leur boîte, hop elles étaient prêtes à être achetées et rallumées par les pèlerins suivants.

Ca m’a choquée, même si je comprends que le moine gère avant tout un flux et que sinon il ne s’en sortirait pas vu le débit de la chapelle. Mais quand même, ça m’a vraiment bloquée, je n’arrivais plus à prier alors je je suis descendue immédiatement.

Il y avait un monde fou, tout le monde se bousculait.

Je suis arrivée devant le Tombeau du Christ.

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(source : Audrey AK)

Comme la dame du documentaire l’avait décrit, la coupole était laide. Le tombeau était d’un style architectural absolument inconnu, très tarabiscoté. Ca ne me gêne pas en soi (je suis spécialiste en retable baroque) mais on est vraiment très loin de la grotte rupestre des Evangiles. Moi je m’attendais à un lieu comme Lourdes, avec une vraie bonne grosse paroi rocheuse.

Tant mieux d’ailleurs car on sait tout de suite que l’on a pas affaire au tombeau authentique (enfin techniquement si, le rocher aurait été creusé autour de la grotte pour permettre l’édification de la première église au 4ème siècle). On a à faire à ce que la tradition de l’Eglise appelle le Tombeau du Christ, ce qui me paraissait alors surtout un lieu symbolique.

Malgré tout j’ai eu envie de faire la queue cette fois-ci, pas comme à la crucifixion. Mais je ne me sentais pas encore assez prête.

Alors j’ai cherché un endroit où m’installer pour faire une prière. Sous la coupole centrale, il y avait des bancs contre le mur, je me suis agenouillé et conformément au rituel que j’avais suivi pendant le Via Dolorosa, j’ai récité un Notre-Père, adressé deux intentions de prières au Seigneur, pris une minute de silence puis ai chanté “Mon Père je m’abandonne à Toi” qui m’était venu spontanément à la deuxième station et dont j’alternais les couplets d’une station à l’autre.

Le  miracle de la Pierre de l’Onction a eu lieu à nouveau. Malgré le brouhaha, les allées et venues, les flashs des appareils photos, j’ai ressenti un grand calme dans mon coeur, un grand silence intérieur, une sérénité. Voilà j’étais prête à pénétrer dans le Tombeau du Christ.

La file d’attente faisait tout le tour du Tombeau. J’étais derrière une dame orthodoxe (reconnaissable à son foulard sur les cheveux). Cinq minutes après que je me sois placée, un groupe de tamalous coréens que j’avais croisé plusieurs fois sur la Via Dolorosa s’est placé derrière moi. Des copines à la dame orthodoxe nous ont rejoint au bout d’un quart d’heure, en bousculant sans ménagement les coréens qui n’étaient pas contents du tout. Leur guide a même essayé de discuter avec elles en leur disant que ce n’était pas correct mais elles s’en fichaient.

If you are going to go to a very holy place, but to do it you are ready to walk on other people feet… well maybe you shouldn’t go leur a-t-il dit

(si pour vous rendre dans un endroit très sacré, vous êtes prêts à marcher sur les pieds des autres… peut-être ferais-vous mieux de ne pas y aller)

Nous avons donc passé une heure à faire la queue, en nous faisant passer devant régulièrement par des orthodoxes voilées. Leurs techniques étaient impressionnantes de mauvaise foi, franchement c’était de l’incruste de professionnel, à ne pas reproduire à la maison.

Le remarque du guide coréen m’a interpellée. Je me suis dit que lui non plus n’était pas prêt à entrer puisqu’il était en train de regarder la paille dans l’oeil du voisin (c’est pas facile d’être digne de Jésus, je vous le dis). Pour essayer d’être la plus prête possible, j’ai décidé de chantonner pour m’extraire de mon raisonnement humain et revenir aux fondamentaux.

Les derniers seront les premiers, on est tous le chouchou du bon Dieu, etc.

C’était un peu comme si tous les enseignements de Jésus m’avaient été transmis pour me préparer à ce moment… celui où je me ferais marcher dessus par de vieilles orthodoxes, bousculée par des tamalous coréens pour avoir le droit d’entrer dans Son Tombeau, le saint des saints.

Pendant toute cette heure, je n’ai pas arrêté de me dire que c’était quand même stupide de faire la queue pour aller voir un tombeau vide, qui n’est même peut-être même pas le vrai endroit quoi. Pour aller voir un lieu dont tout le monde sait qu’il est vide depuis 2000 ans, qui n’a d’intérêt que parce que justement il est vide. C’était vraiment complètement absurde. Ca m’a rappelé cette phrase que cite souvent aux jeunes de l’aumônerie le vicaire général pour parler de sa vocation “c’était tellement insensé comme idée que ça ne pouvait venir que de l’Esprit Saint”.

Au bout d’une heure, j’avais passé en revue pas mal de mon répertoire musical. La dame orthodoxe devant moi a sorti une Bible. J’avais oublié la mienne chez moi (la honte) mais j’avais un bouquin qu’on m’avait prêté sur les dons du Saint Esprit et que j’avais déjà manqué de perdre dans le sherout pour venir de l’aéroport. Alors j’ai sorti ce livre et j’ai lu (en plus c’était intéressant). Depuis le lycée, j’ai l’habitude de lire en marchant. Se produit alors un phénomène que j’aime bien : je reste consciente de ce qui passe autour de moi (du passage des voitures, des bornes au milieu du trottoir) mais je suis aussi dans mon propre monde, dans le monde de l’auteur que je le lis. Ce livre m’a sauvé la mise. Il m’a permis de vraiment rester dans une attitude de prière, de me concentrer sur l’amour de Dieu pour les hommes et pas les petites mesquineries que sont capables de se faire les hommes entre eux au nom de leur amour pour Dieu.

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L’enfer, c’est les autres… surtout dans la file d’attente pour accéder au Saint Sépulcre - Jean-Paul Sortre (source : Bibiweb)

Au bout d’un moment, je me suis faite bousculée un peu plus fort, j’ai levé les yeux et j’ai réalisé que j’étais au pied de la dalle qui menait au Tombeau. J’ai rangé le livre et j’ai repris les chants. Je me suis faite bousculée à nouveau sans aucun ménagement ni explications par deux coréens encadrant une veille dame. Je suppose qu’ils avaient peur qu’elle n’arrive pas à monter ou que je la bouscule.  Je me suis retrouvée à l’arrêt juste à l’entrée de la porte, sous une très jolie peinture de l’Ascension du Christ, toute noircie par les fumées des bougies. Le moine orthodoxe responsable du flux est allé tambouriner sur le mur pour signifier aux vieilles orthodoxes qu’elles prenaient trop de temps et qu’il fallait laisser la place aux suivants.

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Le tombeau et son cerbère (source : Audrey AK)

Mes copains coréens et moi sommes entrés dans la première pièce. Un morceau de pierre était au centre, tous les coréens se sont jetés dessus pour le toucher (c’est là où il y a la bougie sur la photo ci-dessus). Je ne savais pas ce que c’était alors je suis restée dans ma prière (j’ai appris après que c’est censé être un morceau du rocher qui fermait le tombeau) et j’ai détaché ma médaille de baptême et une petite croix en pierres semi-précieuses que je porte souvent autour de mon cou pour les tenir au creux de mes mains. Les coréens ont voulu se prendre en photo devant le morceau de rocher. Ce qui a provoqué la colère du moine qui leur a gueulé dessus “NO PHOTOS NO PHOTOS”.

Ca a fini de faire sortir les vieilles orthodoxes. C’était à nous, on y était.

J’ai pénétré avec trois coréens dans la pièce du fond.

Première seconde, j’ai déposé ma médaille et ma croix sur la pierre fendue censée avoir été extraite du tombeau, sur lequel on aurait retrouvé le linceuil le dimanche de Pâques, quand le tombeau était vide.

Deuxième seconde, je les ai reprises et j’ai levé la tête. Je ne voyais pas le plafond, mais des milliers (au moins) de lampes orthodoxes qui se balançaient.

Et là un sentiment formidable a envahi mon coeur, m’a remplie entièrement, complètement. Un sentiment que j’ai reconnu immédiatement. Si je n’avais pas craint de m’attirer les foudres du moine orthodoxe, j’aurais retiré mes sandales.

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Le Buisson Ardent - dessin de Pascale Huré

C’était tellement fort, c’était tellement puissant, que je ne pouvais que reculer et sortir. J’ai bousculé six coréens qui étaient en train de se précipiter dans le tombeau où il n’y avait déjà plus vraiment de place. Quand j’ai franchi la porte et que je me suis retrouvée sur la dalle, je pleurais de joie, mes lèvres ayant envie de crier “MON DIEU Il est vivant, Il est vivant”.

Donc tout ça pour ça.

Tout ça pour dire exactement la même chose que les femmes le dimanche de Pâques, ah ben bravo, c’est super original.

Mais tout ça aussi pour réaliser que ce n’est pas qu’un lieu symbolique.

Dans le tombeau vide, je n’étais pas seule.

(je ne fais pas allusion ici aux coréens qui essayaient de battre le record du monde du nombre de coréens pouvant s’entasser dans le tombeau du Christ)

Dans le tombeau vide, je me suis trouvée face à ma foi.

Elle était tellement belle et tellement forte.

Elle m’a incendié le coeur.

""On pense que la tentation est un mal moral, tentation du mensonge ou de l’adultère, mais ce n’est pas le cas, insiste-t-il. La nouvelle formule "entrer en tentation" nous donne d’ailleurs une indication, fais plutôt penser que ce serait un lieu !" Et c’est dans l’Ancien Testament qu’il faudrait aller chercher l’origine de ce lieu. En effet, le terme grec de peirasmos, la tentation dans le Notre Père, se retrouve dans la version grecque de l’Ancien Testament, au chapitre 17 du livre de l’Exode. Le peuple d’Israël arrive dans un lieu nommé Refidim, le repos en hébreu. Mais là, parce qu’il manque d’eau, il doute de la présence de Dieu. Moïse donne donc à ce lieu le nom de Massa, soit en grec peirasmos (tentation) et Meriba qui veut dire querelle. L’endroit qui était un lieu de repos devient un lieu de tentation et de querelle parce que le peuple d’Israël mettent Dieu à l’épreuve."

— La tentation, un lieu… une explication éclairante de Joël Sprung sur la nouvelle traduction du Notre Père - De quelle tentation parle le Notre Père ? sur le site de l’hebdomadaire catholique La Vie

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Constellations by MISO / Stanislava Pinchuck

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"Or pendant la période féodale, ce n’est pas sans quelque étonnement que nous constations que les filles sont majeures dans la plupart des coutumes à l’âge de douze ans, les garçons à quatorze ans. (…) Il est curieux de constater que cet usage tient compte de la maturité plus rapide de la femme, qu’aujourd’hui on méconnaît (par exemple dans l’enseignement). (…) Du reste, remarquons que cette majorité acquise très jeune n’est rendue possible en fait que parce que l’appui du groupe familial reste acquis à la fille comme au garçon tout le temps de leur existence ; ce sens de la solidarité, s’il ne manque pas d’inconvénients pour l’épanouissement de la liberté personnelle, présente aussi des avantages."

— Régine Pernoud, La femme au temps des cathédrales.