"Il vous précède en Galilée"

Après la mort du Maître ; les disciples s’étaient dispersés ; leur foi s’était brisée, tout semblait fini, les certitudes écroulées, les espérances éteintes. Mais maintenant, cette annonce des femmes, bien qu’incroyable, arrivait comme un rayon de lumière dans l’obscurité. La nouvelle se répand : Jésus est ressuscité ; comme il avait prédit… Et aussi ce commandement d’aller en Galilée ; par deux fois les femmes l’avaient entendu, d’abord de l’ange, puis de Jésus lui-même : « Qu’ils aillent en Galilée, là ils me verront ».



La Galilée est le lieu du premier appel, où tout avait commencé !

Revenir là, revenir au lieu du premier appel.

Pour chacun de nous aussi, il y a une “Galilée” à l’origine de la marche avec Jésus. “Aller en Galilée” signifie quelque chose de beau, signifie pour nous redécouvrir notre Baptême comme source vive, puiser une énergie nouvelle à la racine de notre foi et de notre expérience chrétienne. Revenir en Galilée signifie surtout revenir là, à ce point incandescent où la grâce de Dieu m’a touché au début du chemin. C’est à cette étincelle que je puis allumer le feu pour l’aujourd’hui, pour chaque jour, et porter chaleur et lumière à mes frères et à mes sœurs. À cette étincelle s’allume une joie humble, une joie qui n’offense pas la douleur et le désespoir, une joie bonne et douce.

Dans la vie chrétienne, après le Baptême, il y a aussi une “Galilée” plus existentielle : l’expérience de la rencontre personnelle avec Jésus Christ, qui m’a appelé à le suivre et à participer à sa mission. En ce sens, revenir en Galilée signifie garder au cœur la mémoire vivante de cet appel, quand Jésus est passé sur ma route, m’a regardé avec miséricorde, m’a demandé de le suivre ; retrouver la mémoire de ce moment où ses yeux ont croisé les miens, le moment où il m’a fait sentir qu’il m’aimait.


Aujourd’hui, en cette nuit, chacun de nous peut se demander : quelle est ma Galilée ? Où est ma Galilée ? Est-ce que je m’en souviens ? L’ai-je oubliée ? Je suis allé par des routes et des sentiers qui me l’ont fait oublier. Seigneur, aide-moi : dis-moi quelle est ma Galilée ; tu sais, je veux y retourner pour te rencontrer et me laisser embrasser par ta miséricorde.

L’évangile de Pâques est clair : il faut y retourner, pour voir Jésus ressuscité, et devenir témoins de sa résurrection. Ce n’est pas un retour en arrière, ce n’est pas une nostalgie. C’est revenir au premier amour, pour recevoir le feu que Jésus a allumé dans le monde, et le porter à tous, jusqu’aux confins de la terre.

- Homélie du Pape François pour la Veillée Pascale 2014

Bon message reçu, cette année je retourne à Taizé, ma Galilée à moi !!!

Puis bon accessoirement on se voit dimanche prochain chez vous Votre Sainteté ;)

Célébrons Sa gloire

Bannissons la peur

Chantons Sa victoire

Jésus est vainqueur !

Alleluia !

Que Ton Règne vienne…

Maranatha !

Viens, Jésus, règne en moi !

(Exo - Libres de nos chaînes)

"C’est parce que nous avons des failles que nous pouvons laisser passer la lumière"

Dans les petits moments de grâce de cette Veillée Pascale :

Antoine qui veut mettre une grosse médaille de sportif quand je lui dis qu’il peut mettre sa médaille de baptême

Antoine se précipitant vers le prêtre qui propose que nous allumions nos cierges en criant “moi aussi, moi aussi”

Antoine qui crie “MISSION ACCOMPLIE” en soufflant sa bougie quand la lumière a envahi toute l’église (et c’est le même enfant qui avait râlé “pfff j’en ai marre de l’église, j’aime pas cette fête” le soir du Jeudi Saint… comme quoi)

Antoine qui meumeume les paroles du Psaume de la Création… comment les a-t-il apprises  on en sait rien mais il chantait de tout son coeur

(bon après il était surexcité donc nous sommes partis après l’homélie)

spookyjohansson:

*Jesus does the cup song at the Last Supper* You’re going to miss me when I’m gone.

(Source: bisexualblackwidow, via soontobereverend)

"

Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : “Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura”. Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture: “Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement”. C’est bien ce que firent les soldats » (Jn 19, 23-24).

La tunique resta intacte : symbole de l’unité de l’Église, une unité à retrouver en un chemin patient, dans une paix artisanale, construite chaque jour, dans un tissu recomposé avec les fils d’or de la fraternité, dans la réconciliation et dans le pardon réciproque.

"

— Extrait des méditations du Chemin de Croix 2014, rédigées par Mgr Giancarlo Bregantini, archevêque de Campobasso-Boiano

Le corps du Christ

"Ceci est mon corps, livré pour vous."

Mais qu’est-ce que le corps du Christ ?

C’est ce qui n’était pas dans le Tombeau.
C’est ce qui est dans la crèche à Noël.
C’est ce qui est au creux de nos mains tous les dimanches.

Le Corps du Christ c’est l’union parfaite du corps et de l’esprit.
Le Christ s’est incarné, a pris chair, a pris corps.
Le Corps du Christ vient en nous, se diffuse en nous. Par le procédé le plus physique, le plus biologique, le plus terrien qui soit, la digestion, par la digestion, il se diffuse en nous, dans notre corps, par notre sang, des pieds à la tête.

Notre corps devient alors le Corps du Christ.
Nous devenons, corps et esprit, le Corps du Christ.

Et nous devenons aussi “tabernacle”, cette boîte qui contient les hosties quand elles sont devenues le Corps du Christ.

Nous devons dès lors “briller”, “rayonner”, pour montrer au monde cette substance merveilleuse que nous contenons.
Nous devons être beaux et dignes, corps et esprit, nous, moi, Corps du Christ.

"

Nous naissons nus mais notre vie nous fait encore passer du nu à la nudité. Le nu cache notre vraie nudité. Il ne s’agit pas de perdre quelque chose mais de trouver soi, de trouver la Vie.

(…)

Dieu lui-même s’est incarné, a pris un corps.
Donc nous sommes nous-mêmes invités à habiter notre corps.
J’aimerais pouvoir dire qu’il y a une unité entre mon esprit, mon âme et mon corps mais je ne suis pas sûr d’y être totalement arrivé.
Je me rends compte à certains moments qu’encore aujourd’hui, mon corps, je peux… le regarder comme un obstacle. Je peux en effet le séparer… mais nous venons d’une tradition très longue qui a séparé le corps et l’esprit… et dont je pense que nous aurons beaucoup de mal, et il faudra beaucoup de temps, pour en guérir.
Donc je suis moi aussi dans cette difficulté je crois.

"

— L’introduction du documentaire de Marie Viloin "Mon corps" mettant en scène le frère dominicain Jean-Pierre-Brice Olivier.

"Pour un autre curé de paroisse, le Mal existe, et il faut sortir d’une vision psychologisante du péché : « On a tendance à se prendre à tête, à nier la question du Malin. L’idée qu’un esprit mauvais intervienne ne nous vient plus à l’idée. Dans les Evangiles, Jésus et les disciples chassent les esprits mauvais mais on réduit ça à des archaïsmes, comme si l’Evangile avait été écrite par des débiles. Or, pourtant, quand on s’est mis en rage, qu’on a été violent, on se demande après : mais qu’est ce qui m’a pris? Je n’étais plus moi-même ! Et bien, c’est un esprit mauvais qui nous a possédé l’espace d’un instant. Lorsque Jésus dit à Pierre : “Passe derrière moi Satan”. Jésus alerte son ami : “Attention, ce n’est pas toi qui parle !” Se laisse traverser par l’esprit de Satan, ça nous arrive souvent en fait. Mais la présence du Malin est quelque chose qui n’est guère audible par les gens qui ont plus que le bac… C’est pour ça que des chrétiens n’ont parfois plus besoin de Jésus dans leur vie ! »

"

Secrets de confessional, un article éclairant sur le péché et la confession sur lavie.fr

"

Nous sommes tous tentés car la loi de la vie spirituelle, notre vie chrétienne est une lutte : une lutte. Parce que le principe de ce monde - le diable- ne veut pas de notre sainteté, il ne veut pas que nous suivions le Christ.

(…)

Soyons attentifs parce que si nous n’arrêtons pas à temps ce filet d’eau [de la tentation], quand il grandira et contaminera, ce sera une marée telle qu’elle ne fera que nous pousser à nous justifier du mal, comme ces personnes qui se sont justifiées en affirmant qu’il « vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple».

"

— Homélie du Pape François - Chapelle de la maison Sainte Marthe, vendredi 11 avril 2014

C’est une photo

C’est une photo qui est dans l’entrée chez mes grand-parents paternels.

Je les appelle “mes grand-parents” mais en fait lui, ce n’est pas mon grand-père, c’est mon grand-oncle (je n’ai jamais connu mon grand-père paternel, il est mort avant ma naissance), célibataire sans enfants (mais plein de neveux et nièces) qui vit avec sa soeur (ma grand-mère paternelle).

C’est une photo d’un jardin à Alger. Il y a des palmiers, une grille, une route qui serpente sur le côté et des immeubles blancs en arrière-plan.

C’est une photo que si je ferme les yeux, j’en vois tous les détails tellement je l’ai vue sans la voir.

Je dis que c’est “à Alger” mais j’en sais rien. Je suppose.

Dans ma tête je l’appelle le “Jardin d’Alger”.

C’est une photo dont jamais personne ne m’a dit ce que c’était, exactement.

C’est une photo dont je n’ai jamais demandé où c’était, exactement. Parce que c’est compliqué, on a envie de savoir mais pas trop en même temps, on sait que ce n’est agréable pour personne d’en parler.

C’est une photo que j’ai cherchée sur Google en tapant “Alger jardin en noir et blanc” mais je ne l’ai pas trouvée.

Si ça se trouve, c’est quelqu’un de ma famille qui l’a prise. Et cette photo sur le mur en est le seul exemplaire.

Si ça se trouve, il y a des marchands de photos d’Alger en noir et blanc qui se font des fortunes en décorant les entrées des appartements des vieux pieds-noirs qui oublient s’ils ont déjà acheté des tomates dans la journée mais n’ont pas oublié le Jardin d’Alger.

Si ça se trouve, il y a un marchand de photos, qui au lieu de prendre ses meubles dans ses “cadres” au moment du rapatriement y a empilé toutes ses pellicules, pour tapisser ensuite ses murs, dans cette métropole où personne de sa famille n’avait plus mis les pieds depuis 1870, de photos d’Alger et se croire encore un peu “là-bas”.

Se croire dans cette Alger (Oran, Sidi-bel-Abbès, Parmentier, Lamtar - rayez la mention inutile) dont il parlera religieusement tous les dimanches à ses enfants et ses petits-enfants plus de 50 ans après l’avoir quittée. Et un jour le chemin de ce marchand de photo qui a tout risqué pour ses pellicules a croisé la route de mes grand-parents et la photo s’est retrouvée dans l’entrée.

Ils ont discuté du Jardin d’Alger en buvant une anisette et en mangeant un gâteau marbré au rhum. Ils ont passé une bonne après-midi où ils ont oublié quelques instants la douleur de l’exil.

C’est une photo à laquelle je pense ce soir car mon grand-oncle ne va pas bien, car on ne sait pas s’il va pouvoir côtoyer encore longtemps la photo du Jardin d’Alger.

Je vous confie cette intention de prière.

Je ne sais pas si la vie qu’il mène en ce moment est vraiment “une vie” à proprement parler et s’il faut lui souhaiter qu’elle soit encore longue mais j’espère très fort que le paradis ressemble au Jardin d’Alger. Pour que la douleur cesse enfin.