Tout mon coeur pour chanter Dieu

Jun 24

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Jun 23

“Nikita lui tend le fagot. Ivan arrache une carotte, l’inspecte de tout son long. Il la fait tourner sous ses yeux, aussi suspicieux qu’un diamantaire à l’affût de quelque défaut. Il en tire une deuxième, puis une autre, passe toute la botte en revue. Il a eu tort d’espérer, regrette de s’être montré si empressé. Il pensait que l’une d’elles, par chance, aurait peut-être été mal grattée. Si ! On ne voit qu’elle ! Là ! Une ride comblée ! Le trait noir d’une crevasse oubliée ! Un peu de terre est restée, qu’il prélève au bout de l’ongle. Il frissonne, pantelant, se demande comment une chose si petite peut sentir si fort et si bon.
- Georgyi ! Nikita !
Il tend l’arôme au bout de son doigt, émerveillé.” — Je n’ai pas dansé depuis longtemps - Hugo Boris

- Viens là, Nikita ! crie Georgyi.
- J’arrive !
- Et toi, Ivan ? Tu n’as pas compris ce que j’ai dit ? Tiens-toi prêt !
Ils étaient aussi fébriles que si c’était le jour de Noël.
- Attendez-moi ! lance Nikita depuis le bloc de base, empêtré dans les sangles du vélo.
Ils sont passés à tour de rôle sur l’appareil de musculation pour que l’effort décongestionne leurs sinus. Georgyi les a prévenus que la bouffée ne durerait qu’un instant et que l’odeur se diluerait très vite.

(…)

Une exhalation discrète émane de l’entrebaîllement. L’écoutille vaporise sur lui un bouquet étrange et enveloppant, une émanation fine de sable et de sel. Un parfum humide, relevé d’une pointe d’amertume qui évoque celle d’une racine. Une vague odeur de gravier dérangé après la pluie. Quelques litres d’air sauvage, vivifiés par l’immensité de la steppe, que la capsule a retenus prisonniers à la fermeture de la trappe. Le petit cargo a retenu sa respiration pendant deux jours pour souffler sur lui l’haleine oubliée de la Terre. (…) C’est l’odeur de ma planète, pense-t-il. C’est là que j’habite.

” —

Je n’ai pas dansé depuis longtemps, Hugo Boris.

L’histoire donc d’un cosmonaute “oublié” dans la station Mir pendant la perestroïka.

- Tu sais, j’ai revu Svetlana !
- Ah oui ? (…) Quand as-tu eu de ses nouvelles la dernière fois ?
- Tu es bien curieuse !
- Pardon.
- Je plaisante, va ! On ne s’est rencontrés qu’une fois. Mais on devait se revoir. Tu as raison de m’y faire penser, je l’appellerai en rentrant…
- Elle t’a dit qu’elle était malade ?

(…)

Recroquevillé sur son lit, la tête posée dans le creux du bras, Pavel était trop ému pour regarder Ivan en face.
- Alors tu vois, je suis triste.
(…) L’idée de poser une main sur le bras de Pavel avait traversé l’esprit d’Ivan. Il n’avait pas osé, peut-être parce que les plafonniers étaient allumés. Parce qu’il aurait fallu se pencher au-dessus du vide, que sa couchette était trop loin. Au lieu d’un geste, d’un mot de consolation, de se taire pour que son silence rencontre le sien, il avait demandé de quoi elle était décédée. Par souci de précision, comme si cela avait de l’importance, parce que c’était commode à cet instant de poser une question. Puis il avait bifurqué sur un autre sujet, moins grave, parce qu’il avait les tympans crevés à l’époque, le nez bouché, de la corne plein les mains, qu’il était incapable de discerner quoi que ce soit, et sûrement pas d’imaginer que son frère puisse être encore amoureux d’une petite fille morte.

” — Je n’ai pas dansé depuis longtemps, Hugo Boris.

Il avait choisi de rire et de moquer du petit garçon qu’il était alors, de celui qui s’était épris de cette fille sans jamais lui avouer. (…) Après tout ce temps, il se souvenait surtout de son acharnement à ne rien montrer à Svetlana et aux autres enfants. Il avait même dû se payer sa tête une fois ou deux pour témoigner de son indifférence. Est-ce qu’on sait, à huit ans ?
(…)
- Mais j’étais follement amoureux d’elle, tu sais ! Je voulais l’épouser plus tard ! J’avais écrit une lettre, et même un poème, je crois. Tu te rends compte comme j’étais romantique ? A huit ans !

Sûrement voulait-il montrer à son amie le chemin parcouru depuis, qu’il avait bien grandi, qu’il était sûr de lui aujourd’hui puisqu’il pouvait révéler en blaguant ce qu’il avait toujours tu. (…) Maintenant qu’il avait connu plusieurs femmes, qu’il avait appris les façons de les séduire, qu’il avait ses petites techniques personnelles pour les faire jouir, qu’il était marié et qu’il avait des enfants, il pouvait se permettre de taquiner l’enfant inexpérimenté qu’il était alors. Lui qui craignait les moqueries de ses camarades de classe, il se montrait lui-même du doigt en pouffant à travers le temps. Comment aurait-il pu se douter, à huit ans, que les railleries viendraient de lui trente ans plus tard ?

” —

Je n’ai pas dansé depuis longtemps, Hugo Boris, p.196.

(contrairement aux apparences, c’est un livre passionnant qui se passe dans la station Mir)

Jun 13

Statue de Saint Antoine de Padoue - église d’Abanilla (Murcie, Espagne)
Saint Antoine, lys de chasteté, priez pour nous
Saint Antoine, rose de patience, priez pour nous
Saint Antoine, arche du Testament, priez pour nous
Saint Antoine, ami et imitateur assidu de Jésus, priez pour nous
Saint Antoine, serviteur dévoué de la Vierge-Mère, priez pour nous
Saint Antoine, émule très saint du séraphique François, priez pour nous
Saint Antoine, célèbre entre les thaumaturges, priez pour nous
Saint Antoine, fidèle protecteur de tous ceux qui espèrent en vous, priez pour nous
Saint Antoine, qui faites retrouver les choses perdues, priez pour nous
Saint Antoine, qui nourrissez les pauvres, priez pour nous
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde,pardonnez-nous, Seigneur
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde,exaucez-nous, Seigneur
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde,ayez pitié de nous, Seigneur
Qu’il intervienne pour nous, ô Dieu tout-puissant, votre confesseur Antoine, lui que vous avez enrichi du don des miracles et des prodiges. Par Jésus-Christ, notre Seigneur. - Amen.
(Extrait des litanies à Saint Antoine de Padoue)

Statue de Saint Antoine de Padoue - église d’Abanilla (Murcie, Espagne)

Saint Antoine, lys de chasteté, priez pour nous

Saint Antoine, rose de patience, priez pour nous

Saint Antoine, arche du Testament, priez pour nous

Saint Antoine, ami et imitateur assidu de Jésus, priez pour nous

Saint Antoine, serviteur dévoué de la Vierge-Mère, priez pour nous

Saint Antoine, émule très saint du séraphique François, priez pour nous

Saint Antoine, célèbre entre les thaumaturges, priez pour nous

Saint Antoine, fidèle protecteur de tous ceux qui espèrent en vous, priez pour nous

Saint Antoine, qui faites retrouver les choses perdues, priez pour nous

Saint Antoine, qui nourrissez les pauvres, priez pour nous

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde,
pardonnez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde,
exaucez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde,
ayez pitié de nous, Seigneur

Qu’il intervienne pour nous, ô Dieu tout-puissant, votre confesseur Antoine, lui que vous avez enrichi du don des miracles et des prodiges. Par Jésus-Christ, notre Seigneur. - Amen.

(Extrait des litanies à Saint Antoine de Padoue)

Jun 10

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May 30

L’ABCD de l’égalité aux oubliettes ? De la gêne au malaise -

Excellente synthèse de Madmoizelle de l’importance de ce dispositif :

- “l’égalité est une nécessité économique”

C’est ainsi que 80% des actives et actifs français•e•s travaillent dans un environnement professionnel non mixte, c’est à dire essentiellement masculin ou essentiellement féminin.

Le problème avec cette répartition très tranchée est que les différents secteurs ont tendance à se priver de la moitié des talents et des potentiels disponibles. 

- “le sexisme est un terreau de la violence”

Le sexisme nourrit le harcèlement de rue, cette épuisante banalité qui empoisonne le quotidien de millions de femmes. Oui, nous sommes des millions, à subir régulièrement les tentatives d’approches, les insultes allant jusqu’aux agressions, en plein jour, dans les lieux publics.

Allez lire les milliers de témoignages qui continuent d’être publiés sur le Tumblr « je connais un violeur » et rendez-vous compte de l’ampleur du problème, monsieur le ministre : vous pouvez soit refiler le dossier aux ministères de la Justice et de l’Intérieur, soit décider que la solution passe parl’éducation des filles et des garçons au respect de l’autre et de son consentement.

et la conclusion

Harcèlement de rueSlut-shamingCulture du viol. Si ces expressions vous sont étrangères monsieur le ministre, sachez qu’elles décrivent notre quotidien de jeunes femmes françaises, en 2014. 

Et les garçons aussi souffrent des injonctions et des attentes que notre modèle de société patriarcale fait peser sur eux.

Pensez à ceux que l’homophobie rend malade, et celles que ce monde sexiste épuise.

La Manif Pour Tous s’est choisi le slogan « On Ne Lâche Rien ». Mais nous non plus, monsieur le ministre, on ne lâchera rien. Remarquez, dans notre position, c’est plutôt facile : nous sommes déjà acculé•e•s, ce n’est pas comme si nous pouvions reculer davantage.

May 29

"Vous allez recevoir une force et vous serez mes témoins jusqu’aux extrémités de la terre"

Première lecture de l’Ascension
Lue il y a un milliard d’années par Soph’ devant 30 000 personnes à Melbourne pour les DID

Croyez-moi, tout ceci est vrai, He raises you up !

"Vous allez recevoir une force et vous serez mes témoins jusqu’aux extrémités de la terre"

Première lecture de l’Ascension
Lue il y a un milliard d’années par Soph’ devant 30 000 personnes à Melbourne pour les DID

Croyez-moi, tout ceci est vrai, He raises you up !

May 28

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