Tout mon coeur pour chanter Dieu

Apr 23

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Apr 21

"Il vous précède en Galilée"

Après la mort du Maître ; les disciples s’étaient dispersés ; leur foi s’était brisée, tout semblait fini, les certitudes écroulées, les espérances éteintes. Mais maintenant, cette annonce des femmes, bien qu’incroyable, arrivait comme un rayon de lumière dans l’obscurité. La nouvelle se répand : Jésus est ressuscité ; comme il avait prédit… Et aussi ce commandement d’aller en Galilée ; par deux fois les femmes l’avaient entendu, d’abord de l’ange, puis de Jésus lui-même : « Qu’ils aillent en Galilée, là ils me verront ».



La Galilée est le lieu du premier appel, où tout avait commencé !

Revenir là, revenir au lieu du premier appel.

Pour chacun de nous aussi, il y a une “Galilée” à l’origine de la marche avec Jésus. “Aller en Galilée” signifie quelque chose de beau, signifie pour nous redécouvrir notre Baptême comme source vive, puiser une énergie nouvelle à la racine de notre foi et de notre expérience chrétienne. Revenir en Galilée signifie surtout revenir là, à ce point incandescent où la grâce de Dieu m’a touché au début du chemin. C’est à cette étincelle que je puis allumer le feu pour l’aujourd’hui, pour chaque jour, et porter chaleur et lumière à mes frères et à mes sœurs. À cette étincelle s’allume une joie humble, une joie qui n’offense pas la douleur et le désespoir, une joie bonne et douce.

Dans la vie chrétienne, après le Baptême, il y a aussi une “Galilée” plus existentielle : l’expérience de la rencontre personnelle avec Jésus Christ, qui m’a appelé à le suivre et à participer à sa mission. En ce sens, revenir en Galilée signifie garder au cœur la mémoire vivante de cet appel, quand Jésus est passé sur ma route, m’a regardé avec miséricorde, m’a demandé de le suivre ; retrouver la mémoire de ce moment où ses yeux ont croisé les miens, le moment où il m’a fait sentir qu’il m’aimait.


Aujourd’hui, en cette nuit, chacun de nous peut se demander : quelle est ma Galilée ? Où est ma Galilée ? Est-ce que je m’en souviens ? L’ai-je oubliée ? Je suis allé par des routes et des sentiers qui me l’ont fait oublier. Seigneur, aide-moi : dis-moi quelle est ma Galilée ; tu sais, je veux y retourner pour te rencontrer et me laisser embrasser par ta miséricorde.

L’évangile de Pâques est clair : il faut y retourner, pour voir Jésus ressuscité, et devenir témoins de sa résurrection. Ce n’est pas un retour en arrière, ce n’est pas une nostalgie. C’est revenir au premier amour, pour recevoir le feu que Jésus a allumé dans le monde, et le porter à tous, jusqu’aux confins de la terre.

- Homélie du Pape François pour la Veillée Pascale 2014

Bon message reçu, cette année je retourne à Taizé, ma Galilée à moi !!!

Puis bon accessoirement on se voit dimanche prochain chez vous Votre Sainteté ;)

Apr 20

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spookyjohansson:

*Jesus does the cup song at the Last Supper* You’re going to miss me when I’m gone.

(Source: officialwintersoldier, via soontobereverend)

Apr 19

Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : “Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura”. Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture: “Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement”. C’est bien ce que firent les soldats » (Jn 19, 23-24).

La tunique resta intacte : symbole de l’unité de l’Église, une unité à retrouver en un chemin patient, dans une paix artisanale, construite chaque jour, dans un tissu recomposé avec les fils d’or de la fraternité, dans la réconciliation et dans le pardon réciproque.

” — Extrait des méditations du Chemin de Croix 2014, rédigées par Mgr Giancarlo Bregantini, archevêque de Campobasso-Boiano

Apr 18

Le corps du Christ

"Ceci est mon corps, livré pour vous."

Mais qu’est-ce que le corps du Christ ?

C’est ce qui n’était pas dans le Tombeau.
C’est ce qui est dans la crèche à Noël.
C’est ce qui est au creux de nos mains tous les dimanches.

Le Corps du Christ c’est l’union parfaite du corps et de l’esprit.
Le Christ s’est incarné, a pris chair, a pris corps.
Le Corps du Christ vient en nous, se diffuse en nous. Par le procédé le plus physique, le plus biologique, le plus terrien qui soit, la digestion, par la digestion, il se diffuse en nous, dans notre corps, par notre sang, des pieds à la tête.

Notre corps devient alors le Corps du Christ.
Nous devenons, corps et esprit, le Corps du Christ.

Et nous devenons aussi “tabernacle”, cette boîte qui contient les hosties quand elles sont devenues le Corps du Christ.

Nous devons dès lors “briller”, “rayonner”, pour montrer au monde cette substance merveilleuse que nous contenons.
Nous devons être beaux et dignes, corps et esprit, nous, moi, Corps du Christ.

Apr 17

Nous naissons nus mais notre vie nous fait encore passer du nu à la nudité. Le nu cache notre vraie nudité. Il ne s’agit pas de perdre quelque chose mais de trouver soi, de trouver la Vie.

(…)

Dieu lui-même s’est incarné, a pris un corps.
Donc nous sommes nous-mêmes invités à habiter notre corps.
J’aimerais pouvoir dire qu’il y a une unité entre mon esprit, mon âme et mon corps mais je ne suis pas sûr d’y être totalement arrivé.
Je me rends compte à certains moments qu’encore aujourd’hui, mon corps, je peux… le regarder comme un obstacle. Je peux en effet le séparer… mais nous venons d’une tradition très longue qui a séparé le corps et l’esprit… et dont je pense que nous aurons beaucoup de mal, et il faudra beaucoup de temps, pour en guérir.
Donc je suis moi aussi dans cette difficulté je crois.

” — L’introduction du documentaire de Marie Viloin "Mon corps" mettant en scène le frère dominicain Jean-Pierre-Brice Olivier.

Apr 16

“Pour un autre curé de paroisse, le Mal existe, et il faut sortir d’une vision psychologisante du péché : « On a tendance à se prendre à tête, à nier la question du Malin. L’idée qu’un esprit mauvais intervienne ne nous vient plus à l’idée. Dans les Evangiles, Jésus et les disciples chassent les esprits mauvais mais on réduit ça à des archaïsmes, comme si l’Evangile avait été écrite par des débiles. Or, pourtant, quand on s’est mis en rage, qu’on a été violent, on se demande après : mais qu’est ce qui m’a pris? Je n’étais plus moi-même ! Et bien, c’est un esprit mauvais qui nous a possédé l’espace d’un instant. Lorsque Jésus dit à Pierre : “Passe derrière moi Satan”. Jésus alerte son ami : “Attention, ce n’est pas toi qui parle !” Se laisse traverser par l’esprit de Satan, ça nous arrive souvent en fait. Mais la présence du Malin est quelque chose qui n’est guère audible par les gens qui ont plus que le bac… C’est pour ça que des chrétiens n’ont parfois plus besoin de Jésus dans leur vie ! »

” — Secrets de confessional, un article éclairant sur le péché et la confession sur lavie.fr

Apr 14

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Nous sommes tous tentés car la loi de la vie spirituelle, notre vie chrétienne est une lutte : une lutte. Parce que le principe de ce monde - le diable- ne veut pas de notre sainteté, il ne veut pas que nous suivions le Christ.

(…)

Soyons attentifs parce que si nous n’arrêtons pas à temps ce filet d’eau [de la tentation], quand il grandira et contaminera, ce sera une marée telle qu’elle ne fera que nous pousser à nous justifier du mal, comme ces personnes qui se sont justifiées en affirmant qu’il « vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple».

” — Homélie du Pape François - Chapelle de la maison Sainte Marthe, vendredi 11 avril 2014